PROCESSUS D’ELABORATION DU RAPPORT DE L’ÉTAT DE L’ENVIRONNEMENT MARIN (REEM)

LA COTE D’IVOIRE SE PREPARE

Dans le cadre du projet pilote national ivoirien « Gestion Intégrée de l’Aire Marine et Côtière d’Abidjan à Assinie » (GIAMAA), un atelier de formation sur le REEM s’est tenu du 10 au 12 juillet 2019 à Bonoua (Côte d’Ivoire).

Le 20 Décembre 2018, la Côte d’Ivoire, à travers le Centre Ivoirien Antipollution, signait le contrat l’établissant comme pays Pilote bénéficiaire du projet sur la Gestion Intégrée des Océans en partenariat avec le Secrétariat Exécutif de la Convention d’Abidjan et le centre d’expertise norvégien GRID-Arendal, et l’appui financier du Ministère fédéral allemand de l’Environnement, de la Protection de la nature, de la construction et de la sûreté nucléaire.
Dans le cadre des activités de ce projet pilote, dénommée Gestion Intégrée de l’Aire Marine et côtière d’Abidjan à Assinie, en abrégé GIAMAA, un atelier de formation sur le processus d’élaboration du Rapport sur l’Etat de l’Environnement Marin (REEM), destiné aux experts, techniciens et cabinets impliqués dans la mise en œuvre du projet, s’est tenu du 10 au 12 juillet 2020 à Bonoua.
Au cours de la cérémonie d’ouverture, le Représentant du Secrétaire Exécutif de la Convention d’Abidjan, le Dr Abdoulaye Diagana, Spécialiste Communication et Collecte de fonds a déclaré que « le lancement de ce processus est un élément pas essentiel qui va permettre à la Côte d’Ivoire d’honorer ses engagements internationaux en matière d’information environnementale notamment dans le cadre de la Convention d’Aarhus ». Il a ajouté que « l’état de dégradation des écosystèmes marins et côtiers, liée le plus souvent aux activités humaines, impose aux différents acteurs d’adopter une démarche plus inclusive en favorisant la concertation pour une gestion durable des ressources tout en préservant les droits des usagers ».

M. Martin Niagne DIBI, Directeur du CIAPOL, dans son allocution d’ouverture a affirmé que cet atelier de formation sur le processus d’élaboration du REEM allait permettre de renforcer les capacités des participants dans la maîtrise de l’outil du REEM, en vue de la rédaction du rapport de la Côte d’Ivoire. Et que cette évaluation permettrait de répondre urgemment à la dégradation des écosystèmes à travers une gestion de l’environnement avec tous les partenaires acteurs concernés, de façon plus intégrée ».

La cérémonie d’ouverture de l’atelier s’est déroulée au CIAPOL à Abidjan. Elle a été suivie de trois visites de terrain dans la zone du projet, respectivement à Zimbabwe Vridi 3, Grand Bassam et Assouindé. Ces visites ont permis de de cerner les problématiques des zones marines et côtières, telles que celles des la destruction des écosystèmes de mangroves par les acteurs de la pêche artisanale, l’envahissement des plans d’eau par les plantes invasives et l’urbanisation incontrôlée du littoral. L’atelier s’est poursuivi durant deux jours de travaux en sessions plénières, à l’hôtel Résidence Nirala à Bonoua.

L’atelier a enregistré la participation de représentants d’organisations gouvernementales et non gouvernementales, mais également de chercheurs, et d’universitaires. Au total, plus de 15 administrations étaient représentées. Durant ces deux jours, les participants à la formation ont partagé leur expertise et compétences dans des domaines variés, tels que la diversité biologique, la santé des écosystèmes marins, les pressions et risques liés à leur gestion, la pêche, les Systèmes d’Information Géographique (SIG), ou encore la communication.

Roger Bibang, venu du Gabon pour s’imprégner du processus d’élaboration du REEM ivoirien a déclaré à l’issue de la formation : « Je suis très satisfait de cet atelier. Cette collaboration régionale nous fournit les outils nécessaires à la mise en œuvre du REEM au Gabon ».

De manière spécifique, l’atelier a présenté les principaux chapitres qui composent le REEM, et approfondi les connaissances sur la méthodologie de collecte de données. L’atelier a aussi permis au projet d’avancer sur de nombreux points comme la mise en œuvre d’une charte de partage des données entre les parties prenantes, la mise en place d’un comité scientifique externe à l’équipe de coordination pour la validation du REEM et l’adaptation du guide méthodologique au contexte national ivoirien.

Pour rappel, le projet GIAMAA a été lancé le 2 mai 2019 à Grand Bassam, et est coordonné par le Centre Ivoirien Antipollution (CIAPOL). La mise en œuvre de celui-ci repose sur l’application des outils de gestion intégrée des océans que sont: le Rapport de l’État de l’Environnement Marin (REEM), les Zones marines d’Importance Écologique ou Biologique (ZIEB) et la Planification Spatiale Marine (PSM). Outre la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Benin bénéficient également de l’accompagnement de GRID-Arendal et de la Convention d’Abidjan pour le même processus, sur financement du gouvernement fédéral allemand.